La situation en République Démocratique du Congo, entre crises et faible mobilisation internationale.

En effet la pays connaît différentes crises qui sont toutes corrélées les unes aux autres. D’une part l’évidente crise politique que traverse le pays est devenue d’autant plus compliquée par la ténacité de l’ex président Joseph Kabila. Un accord a été trouvé et l’opposition représentée par Félix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, se félicite de la nouvelle d’un premier ministre opposé à Kabila. Cet accord a cependant été relativement long à trouver et selon le journal Le Monde «Les négociateurs du pouvoir et de l’opposition ont fini par user les évêques, par agacer le Vatican, par lasser les diplomates et par exaspérer les Congolais qui rêvent de connaître, pour la première fois dans l’histoire du pays, une alternance pacifique.».
Il était difficile et peut être même naïf de penser qu’à la fin de son mandat le président Kabila quitterait son bureau saluant ses collègues. Cependant cette crise politique se couple avec deux autres crises qui sont économique et sociale. Effectivement la vie congolaise actuelle est rythmée par une très forte présence militaire et policière (sept personnes au moins ont perdu la vie selon la Monusco: un casque bleu, un policier et cinq miliciens maï-maï.), un climat de peur avec des habitants qui hésitent à sortir de chez eux. Une tension permanente hante le pays, le politique n’a que trop de conséquences sur la vie des congolais. L’économie en pâtit aussi, tout ceci se ressent principalement du coté du franc congolais qui a perdu plus de 30% de sa valeur face au billet vert.
 «Le cours du cuivre a atteint sa valeur la plus basse depuis six ans», selon la Fédération des entreprises du Congo dans son dernier rapport, montrant récemment la perte de plus de 13 000 emplois dans le secteur minier. Ajoutant à cela le fait que les ressources congolaises (or, niobium, étain, manganèse, plomb), sont très convoitées et en dépit d’une volonté forte, ces crises les empêchent de les utiliser comme ils le voudraient et rend la situation en RDC plus complexe encore.
Cette situation demande une gestion particulière et l’Europe et les États-Unis avaient déjà déclaré que des sanctions étaient une solution envisageable pour le cas de la RDC. Cependant le gouvernement se défend de tout abus de pouvoir et perçoit ces menaces de sanctions comme une ingérence.
Adrian Vallecchia
Délégué Continental Europe
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