Terrorisme : la jeunesse de France va réagir

Le terrorisme, malheureusement, n’est pas apparu sous notre génération. La barbarie, l’obscurantisme ont été manifesté au cours de l’histoire de différentes manières, par différentes catégories de personnes. En revanche, si il y a quelque chose de nouveau, et de positif, c’est que nous voulons porter la voie de la jeunesse, jeunesse qui a été particulièrement visée dans les Xème et XIème arrondissements à Paris le 13 novembre 2015.

Nous sommes la première génération à connaître les attentats kamikazes sur le sol français. Ce n’est peut-être qu’un détail pour certains, mais au nom des jeunes que nous voulons représenter, et qui certainement doivent être nombreux à se reconnaître, nous estimons que le temps est venu de faire réfléchir les jeunes ensemble. Cependant, nous n’entendons pas seulement réfléchir et ne rien faire de nos discussions. Nous entendons apporter une voix internationale de la jeunesse, qui nous permettra de participer, auprès d’autres personnes physiques ou morals, à des discussions pour trouver ensemble des solutions.

Les solutions ? Nous parlons bien de solutions, mais nous ne voulons par apporter une vision politique des choses ; nous voulons éclairer les jeunes sur les questions diplomatiques. Il est important que les plus jeunes, de la même manière que les moins jeunes, comprennent quels sont les enjeux diplomatiques dans de telles situations de crises pour un pays civilisé comme la France.

Composée de plusieurs commissions traitant un thème particulier, nous avons les moyens de participer à des discussions d’un niveau international. Nous pouvons être totalement objectifs en se posant les bonnes questions :

  • –  La France a-t-elle commis des fautes dans ses liens diplomatiques avec certains pays ? Si oui, lesquelles ?
  • –  Au fond, être attaqué sur son propre territoire n’est-il pas la conséquence d’une erreur de parcours dans la vision géopolitique de notre pays ?On a pu se rendre compte combien la France comptait dans la conscience universelle. On considère alors que c’est notre devoir d’agir. Le terrorisme continue à endeuiller la planète, mais il faut aussi réagir, réellement et non illusoirement. Les derniers événements à Beyrouth, Paris et Tunis, ainsi que les menaces persistantes en Belgique tirent la sonnette d’alarme. Les pays de l’OTAN ont le devoir d’assumer leur rôle.Objectifs, réactions et réfléxions des Ambassadeurs de la Jeunesse face aux menaces terroristes

    C’est évident, la question concernant la sécurité, la paix et la défense dans le pays ainsi que dans le monde reste primordiale et dégage un défi de taille pour nous.
    La jeunesse doit rester soudée face à cela et nos objectifs restent sont concrets : participer aux discussions sur les mesures à prendre, et sensibiliser les jeunes. Nous devons avoir le courage de nous investir pour défendre l’idéal démocratique, qui concerne tout le monde.

Voilà pourquoi nous voulons agir auprès du ministère des affaires étrangères en France :

→ Souder et unifier la jeunesse à échelon national et international
→ Conserver et créer de nouveaux liens entre pays, principalement au sein de la

jeunesse afin de développer les liens diplomatiques

→ Débattre et comprendre les différentes réactions des jeunes des pays étrangers face aux attentats afin d’émettre des idées en collaboration.

Pour mettre en avant nos objectifs, tous les adhérents de toutes les commissions ont eu l’occasion de travailler et développer ces questions diplomatiques qui engagent chacun d’entre nous.

Les membres de la commission Droit/Justice ont à juste titre rappelé que les questions juridiques sont le centre de toutes les discussions. C’est au droit international, et aux lois nationales de trouver des réponses concrètes. Une barrière juridique forte doit être imposée à Daesh, et les jeunes ont des idées qui ont le mérite d’être écoutées.

La diplomatie est la voie du dialogue, lequel permet d’approcher les jeunes pour comprendre les craintes de chacun, les doutes. Le dialogue est la voie de l’apaisement, de la sensibilisation, et de l’information.

Dans un second temps, notre association s’est penchée sur les questions économiques. Nous ne pouvons pas nier que les enjeux économiques sont la source du problème. Historiquement, les guerres ont toujours été le résultat de l’ambition économique de chacun, des conquêtes territoriales. Le combat pour les matières premières fait l’objet de drames incroyables, et au fond, pire encore, ils bloquent certains Etats dans le sens où ils craignent d’agir concrètement contre le terrorisme, sous peine d’être privés de ressources essentielles pour leur développement économique. Georges Corm, homme politique et écrivain libanais a parfaitement étudié ces questions dans son ouvrage

« Pour une lecture profane des conflits ». Nous devons aborder les enjeux géopolitiques de manière beaucoup plus lucide et intelligente, et ces questions doivent concerner les jeunes qui doivent comprendre les questions d’avenir. Ils doivent être informés sur la manière dont évolue le monde. L’information sera le meilleur rempart.

Les adhérents de la commission Economie/Finances appellent ainsi à analyser les conditions économiques propices à la propagande du terrorisme, mettre à disposition des pays touchés les moyens nécessaires pour combattre ce phénomène, mettre en place des mesures financières pour étouffer le financement des organisations terroristes.

Dans les négociations, les Ambassadeurs de la Jeunesse veulent évoquer la nécessité de mettre en place, de manière internationale (c’est-à-dire trouver un accord entre tous les pays), un programme d’insertion professionnelle pour les jeunes marginalisés, qui sont les principales cibles des recruteurs des groupes terroristes.

La réflexion sur les enjeux environnementaux a mené notre commission environnement et développement durable au constat suivant : les enjeux environnementaux sont un terreau permanent du terrorisme anti occidental

Les attentats qui touchent les pays occidentaux de manière plus virulente démontrent une nouvelle fois le clivage nord/sud mais également un clivage idéologique.

Samuel Huntington dans son célèbre ouvrage « Le choc des civilisations » parues en 1993 mettait l’accent que si un nouveau conflit mondial devait avoir lieu, ce serait les religions qui en seraient le terreau.

Un terreau qui se nourri de cet « impérialisme » occidental sur les pays les plus démunis dans le monde entier.

Cette question des enjeux environnementaux dans la lutte contre le terrorisme trouve son essor à partir des années 1960. En effet cette décennie marque un tournant au niveau mondial. Les plus grand empires coloniaux dont le fameux empire britannique sur lequel dit-on le soleil ne se couche jamais, se morcellent et de nouveaux états voient le jour.

Néanmoins, ce nouveau découpage ne correspond pas parfaitement au découpage antes colonisation ce qui explique les nombreux conflits inter-ethniques sur le continent africain.

On pourrait se demander pourquoi la question environnementale va trouver un impact dans le terrorisme.

La décolonisation : acte 1 du choc des civilisations

Cette question complexe revêt une explication concrète. Au lendemain de la colonisation, les grandes puissances mondiales ont installé leurs entreprises dans les anciennes colonies pour assurer leur sécurité énergétique. On pense à Total qui est installé au Nigéria depuis 1962 et qui est l’un des pays qui produit le plus de pétrole au monde.

Par ailleurs les pouvoirs politiques qui se sont installés dans ces nouveaux états ont voulu s’inspirer du modèle présidentiel américain c’est-à-dire un exécutif monocéphale qui s’est transformé à partir de la deuxième moitié des années 80 en un régime présidentialiste c’est-à-dire la forme exagérée du régime présidentiel.

Prenons par exemple le bilan écologique de la Guerre du Golfe en 1991. Plus de 700 puits de pétrole koweitiens et ont été incendiés par les forces iraquiennes dans le but de gêner l’aviation de la coalition et de porter atteinte à l’économie mondiale.

Sur le quart sud du Koweït, une fumée noire s’éleva à 600 mètres du sol. La visibilité fut réduite de 25 à 4 km dans la région et il y eut une chute de la température jusqu’à -10 C.
Les conditions météorologiques furent modifiées jusqu’à 500 km à la ronde. Des traces de fumée furent retrouvées sur l’Himalaya. Le dernier puits fut éteint le 6 novembre 1991.

Lors de la marée noire due à l’ouverture volontaire du terminal de Mina al Ahmadi par l’Irak le 20 janvier 1991, 800 000 tonnes de pétrole brut se répandirent dans le golfe Persique et polluèrent les côtes koweïtiennes,

saoudiennes et iraniennes. Un bombardement mené par des F-111 de l’USAF pour limiter l’écoulement du brut et incendier le pétrole ainsi que les mesures prises telles que des barrages flottant ont limité les dégâts.

Une instabilité politique qui profite aux pays occidentaux

Cette instabilité sur le plan institutionnel a bloqué le développement économique de ces nouveaux états et les pays occidentaux, tout en essayant d’installer une démocratie, assuraient leur sécurité énergétique en développant leur entreprises un peu partout sur ces territoires. Une démocratie qui se trouve installé de manière hasardeuse comme en Irak, où les Américains avaient renversé Saddam Hussein en prétextant que son pays était un allié d’AL Quaida et qu’il possédait des armes de destruction massive. L’ancien Secrétaire d’Eta Américain Collin Powel avait déclaré en 2013, que l’Irak ne possédait pas un gramme de ces armes.

Aujourd’hui les tragiques évènements qui se produisent ne sont que la conséquence de cette suprématie occidentale sur le reste du monde et notamment à travers les questions énergétique et c’est pour cela que certaines attaques visent les intérêts économiques des grands de ce monde.

L’importance d’une bonne gestion médiatique :

Les médias traitent le terrorisme avec sensationnalisme (majoritairement les chaînes d’infos en continu).
Lors d’un d’attentat les médias cherchent des informations par tous les moyens, quitte à repasser en boucle des témoignages de témoins, plus ou moins pertinents pour le téléspectateur. Une plus grande retenue pourrait être de rigueur, par exemple ne garder que les informations importantes.

À propos du terrorisme en général :
En invitant des experts à s’exprimer, les médias souhaitent décrypter des faits (la radicalisation, le racisme etc…). Cette volonté de pédagogie est positive tant elle permet d’éclairer les téléspectateurs. Cependant, ces interventions on surtout lieu après des drames alors que ces sujets mériteraient d’être abordés en tout temps.
Les médias ont une mission, celle d’informer. Mais ils ont aussi un devoir « d’éducation » et de pédagogie. Or, une information en chassant une autre, la pédagogie est ponctuelle, après coup.

1 Commentaire
  1. KOTSAP MEKONTSO 2 années Il y a

    Entre les médias et le pouvoir l’on ne parle plus de collaboration, mais plutôt de fusion. Les médias sont donc le pouvoir, comme nous l’a déjà fait remarquéle rappeur KERRY James. En effet tout ce qui tourne en boucle dans les médias, la plus part du temps, n’est que la manifestation de la volonté du pouvoir. Cela parait compréhensible, dans la mesure où de nos jours, l’une des préoccupations majeures de Etats, est de vendre leurs images sur la scène internationale. Les médias sont donc la voie la plus appropriée pour atteindre cet objectif. A côté des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif, les médias constituent donc le 4ème pouvoir, le pouvoir le plus en avant, le prolongement de l’Etat.
    Comme pour dire quoi? Tout vient “d’en haut”. Après un attentat térroriste, aucun média ne souhaiterait faire circuler l’image d’un peuple afaibli, anéanti. Les programmes visent à remonter le morale du peuple, à attirer de la sympatie de la part des autres Etats.
    C’est vrai que des questions tels que le térrorisme et le racisme doivent être débattues à tout moment afin de reveiller les consciences, cependant, sachez chèr(e)s ami(e)s, que le monde politique est plus complexe que nous le pensons. Pourquoi donner la possibilité aux médias de débattre des sujets qui, dans les plans de campagnes sont considérés comme réglés? Le faire serait donc une façon de mettre en doute les capacités du pouvoir à gérer les questions les cruciales comme celles là. Tout se passe dans l’ombre. Le prétexte le plus mis en avant est “la volonté des pouvoirs publics de ne pas créer la psychose au sein de la population”
    En somme, les actions doivent être centrées au niveau des instances politiques et diplomatiques. Comme pour dire que les questions politiques sont difficilement dissociables des questions diplomatiques.
    Merci

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